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Les principes du traitement

LA PPC (Pression Positive Continue)

C’est aujourd’hui le traitement de référence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

1- Principe

Il s’agit d’un appareil, fonctionnant sur le réseau électrique, comportant une turbine qui souffle de l’air (ce n’est pas de l’oxygène) avec une pression. Il s’utilise avec un masque nasal ou bucco-nasal par le biais d’un tuyau. Cette pression agit comme une « attelle pneumatique » au niveau des voies aériennes supérieures, élevant la pression intra- pharyngée et évitant ainsi leur fermeture pendant le sommeil.
La pression de traitement est variable d’un sujet à l’autre et le plus souvent déterminée par un enregistrement thérapeutique du sommeil ou contrôlée par des examens de surveillance nocturne.
Le plus fréquemment, l’appareil fonctionne en pression dite constante, mais il existe également des appareils dits en « pression auto-pilotée » dont la pression de traitement varie au cours d’une même nuit et d’une nuit à l’autre.
Un bilan annuel est conseillé car le réglage de pression peut varier avec le temps, notamment dans le cas de variation de poids (perte ou prise pondérale).

2- Efficacité
  • Efficacité sur les troubles respiratoires
    La pression appliquée permet la disparition des apnées, des hypopnées et du ronflement.
  • Efficacité sur les symptômes
    Ce traitement est efficace sur le signes cliniques de la maladie : correction des troubles du sommeil, des anomalies de la vigilance (assoupissements,…). Il permet la reprise d’une activité sociale et professionnelle.
  • Efficacité sur les complications secondaires
    La pression positive continue limite l’apparition des effets cardiovasculaire secondaires : hypertension artérielle, cardiopathies. Elle corrige également les désordres psychologiques : troubles de l’humeur, syndrome dépressif, ainsi que les troubles urinaires nocturnes.
  • Amélioration de la qualité de vie et réduction de la mortalité

AUTRES TRAITEMENTS

1- Les médicaments

Aucun médicament ne corrige à ce jour le syndrome d’apnées du sommeil.

2-les traitements chirurgicaux

Elles sont réservées à des cas précis et ne concernent qu’un faible pourcentage de patients atteints de syndrome d’apnées du sommeil. Dans tous les cas, elles ont pour but d’améliorer la ventilation nocturne et de traiter les zones ou l’air ne passe pas bien (sites d’obstruction).
Les techniques varient donc en fonction du siège de l’obstruction qu’elles visent à corriger :

  • chirurgie du nez : peut être réalisé de façon parallèle au traitement par PPC, ceci afin d’améliorer adaptation et tolérance à la ventilation nocturne (correction d’une déviation de cloison nasale, ablation de polypes, …)
  • chirurgie de la luette et du voile du palais : cette méthode est tout à fait bien connue aujourd’hui, mais n’est réservée le plus souvent qu’aux patients porteurs de syndromes d’apnées obstructives du sommeil mineurs chez qui le bilan a permis de prévoir son efficacité.
  • chirurgie de la langue : réduction du volume de la langue en cas d’anomalies anatomiques.
  • chirurgie osseuse au niveau des maxillaires : il s’agit d’une chirurgie plus complexe qui modifie les rapports osseux (avancée de la mâchoire inférieure notamment).
3- les orthèses d’avancement mandibulaire

Il s’agit d’appareils buccodentaires portés pendant la phase de sommeil. Ils modifient la configuration anatomique, avec pour but d’avancer la mâchoire inférieure par rapport à la mâchoire supérieure. Ainsi, le diamètre des voies aériennes supérieures est augmenté, ce qui favorise le passage de l’air limitant les phénomènes d’apnées, d’hypopnées et de ronflements.
Il en existe différents types, commercialisés ou réalisés sur mesure par des laboratoires d’orthodontie. Le plus souvent, ils sont proposés dans le cas de syndrome d’apnées du sommeil modéré ou mineur ou lors d’un échec de traitement par PPC (refus ou intolérance complète).
C’est une décision médicale, un bilan préalable précis est à réaliser : consultations dentaire ou maxillo-faciale, radiographies. En effet, ces appareils peuvent être contre - indiqué dans certaines situations. Par ailleurs, leur efficacité n’est pas toujours garantie et varie d’un matériel à l’autre.

4- le traitement positionnel

Il consiste simplement à dormir en position latérale (couché sur le côté) en utilisant des petites astuces pour conserver cette position (balles de tennis cousues dans le dos du pyjama). En effet, les troubles respiratoires sont majorés en situation couchée sur le dos.
Cependant, ce traitement ne concerne qu’un petit nombre de patients pour lesquels le syndrome d’apnées du sommeil est dit « positionnel »(les apnées ne se produisent qu’en position dorsale lors de l’enregistrement polysomnographique).

CORRECTION DES FACTEURS DE RISQUE

Quel que soit le traitement choisi, il existe des règles de vie à respecter pour limiter l’apparition des troubles respiratoires pendant le sommeil.

  • Eviter les somnifères, l’alcool, le tabac qui favorisent les apnées, en augmentant leur nombre et leur durée.
  • Contrôler ou réduire son poids, la perte de poids en cas de surcharge pondérale permet de réduire un syndrome d’apnées du sommeil, voire de le corriger parfois, même si cela est rare.
    Si le poids est normal, il faut éviter toute majoration qui aggraverait les troubles.

Il importe :

  • de manger sainement, en équilibrant ses apports au quotidien,
  • d’éviter grignotages et aliments hypercalorique,
  • de s’astreindre à un minimum d’activité physique régulière (marche, sport en fonction de ses capacités).

 

 

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